De la collection de canards en bois, aux poupées, en passant par les Lego Star Wars et les timbres, les collectionneurs étaient tout sourire à expliquer pourquoi, combien et depuis quand ils amassaient leurs objets préférés.
Paul Lachance, un enseignant en histoire à l'École secondaire Jean-Nicolet, se passionne pour les objets reliés à la guerre. «C'est une passion que j'ai à la base, oui, mais ça aide beaucoup à intéresser les jeunes à qui j'enseigne. Pour comprendre ou pour être davantage intéressés, pouvoir toucher les objets les captive plus que de simples explications. La guerre, ça les intéresse!», s'exclame-t-il.
M. Lachance s'intéresse particulièrement au mode de vie des soldats d'époque. «Je parle parfois à des vétérans, ils viennent aussi parler en classe et je n'en reviens pas chaque fois. Dans une petite boîte en métal, ils pouvaient mettre leur matériel pour se raser et quelques minutes après, nettoyer la même boîte et y mettre leur dîner. C'est fascinant», explique-t-il.
Sylvie Lusignan, elle, amasse plutôt les cuillères de toutes sortes. Elle affirme en posséder plus de 3 500. Ses préférées ? «J'en ai des Jeux Olympiques de Seoul, que j'aime beaucoup. Il y a aussi celles en porcelaine dans un style qu'on appelle "perroquet" de la Collection Frantz».
Aucune d'elles ne sert à manger, rigole-t-elle. «Même pas les doubles!», sourit Mme Lusignan.
La passionnée explique que sa collection contient des pièces variées, provenant d'un peu partout à travers le monde et acquises par des proches qui lui en ont apporté de leurs voyages ou encore des cuillères obtenues lors d'échanges avec d'autres collectionneurs.
«Les voyages, les marchés aux puces, par exemple, sont des mines d'or», confie-t-elle.
«Parfois, on peut payer jusqu'à 50$ pour une cuillère, mais quand on la veut vraiment…», conclut-elle en suspens.

