L’exposition est constituée des différentes parties d’une cathédrale en pièces détachées. On peut y observer, entre autres, les portes d’entrée de la cathédrale qui mesurent seize pieds de haut ou encore, des mains géantes de bois sculptées qui ont nécessité huit déménageurs. Ces dernières sont exposées dans la cour arrière du musée.
Pour bâtir son art, M. Arnoldin utilise beaucoup de matériaux recyclés. Dans ses créations, on peut y voir des cannettes de métal tissées ou des morceaux de cuivre réutilisés. Ses monuments contiennent aussi énormément de bois. Ses œuvres semblent sortir tout droit du 14e siècle.
Originaire d’Italie, Carmelo Arnoldin est maintenant établi à Toronto. Il est artiste, architecte, charpentier, mais aussi professeur d’université en arts plastiques. Son rêve le plus fou est de bâtir en entier une cathédrale de ses propres mains. Il a commencé par quelques pièces, puis, son projet s’est concrétisé, de sorte que maintenant, plusieurs conteneurs entreposent ses œuvres à Toronto. Pour compléter sa création, il ne manquerait que l’assemblage de ses ouvrages ainsi que l’enveloppe extérieure du projet.
25 ans de labeur
Cela fait plus de 25 ans que l’artiste travaille sur ce projet de grande envergure, considéré comme «fou» par plusieurs de ses proches. Carmelo Arnoldin y consacre tous ses temps libres et toutes ses économies, dit-il en riant. Ce constructeur du Moyen Âge a pour objectif de nous faire découvrir un mélange de toutes les grandes religions du monde sous un même toit.
Monsieur Arnoldin, qui est anglophone, a quand même livré un discours en français au musée lors de l’ouverture de l’exposition. Il a dit adorer le Québec et a remercié toute l’équipe du musée pour sa grande générosité. «Les autres personnes me croyaient fous, merci Nicolet», a-t-il conclu.
L’exposition temporaire «La chapelle des fous» sera présenté au Musée des religions du monde de Nicolet jusqu’au 21 octobre 2012.
