Une salle comble de plus de 5195 personnes a assistée à ce spectacle désolant. Les Voltigeurs ont fait leur travail, tout comme les arbitres, qui l’ont fait un peu trop. En troisième période, chaque geste, aussi minime soit-il, était susceptible de se transformer en avantage numérique pour les Voltigeurs. Au cours de cette période, Shawinigan a écopé de dix pénalités, dont plusieurs doubles désavantages numériques. La meilleure attaque massive du circuit ne s’est pas fait prier pour poursuivre le massacre. Drummondville a touché la cible à sept reprises en 16 occasions. «Notre équipe, la foule et notre gardien se sont fait humilier par l’arbitrage. Ça n’excuse pas notre jeu pitoyable des deux derniers matchs, mais certaines pénalités n’étaient pas méritées une seconde. Je ne chialerai jamais contre les gestes qui méritent d’être punis. Il y en a eu plusieurs ce soir. Mais celles décernées à Vandall, McNicoll, Bolduc et Grant ne l’étaient pas du tout. Ça fait quand même une sacrée différence», désolait Martin Mondou.
Les officiels ont également décerné une pénalité aux Voltigeurs lorsque Dimitri Kulikov a fermé la main sur la rondelle dans le cercle du gardien. Normalement, Shawinigan aurait dû obtenir un tir de pénalité.
Hier, Guy Boucher déplorait que son équipe ait été punie plus souvent que les Cats. Ce soir, «les trois cent powerplay contre quatre» ont changé de côté. Rappelons que vendredi, à Drummondville, le pilote des Voltigeurs a piqué une crise à l’officiel après une pénalité appelée contre son équipe. Ce moment précis aura eu une incidence directe sur la série selon le DG des Cats. «Je me pose la question. Est-ce que la crise de Guy Boucher aura changé l’allure de la série? Si l’on se fie à ce soir, on dirait bien que oui», a-t-il conclu sans vouloir rajouter d’huile sur le feu. «Il faut toutefois garder la tête haute, ce n’est pas fini. Si l’on se fie à la logique, la série serait égale deux à deux. Nous méritions le premier match à Drummondville, nous avons gagné le deuxième avant de nous écrouler à domicile pour les matchs trois et quatre. Faites le calcul, la série pourrait facilement être égale. Nous sommes toujours dans le coup.»
Les Cataractes ont profité d’une chance en or en tout début de match, mais ont été incapables d’enfiler l’aiguille lors d’un très long cinq contre trois (trois joueurs des Voltigeurs étaient au cachot). Cette séquence infructueuse a donné des ailes aux Voltigeurs qui n’ont plus jamais regardé en arrière. «Nous avons eu notre chance en début de match, mais nous n’avons pas réussi. Les Voltigeurs ont marqué trois fois de suite en avantage numérique, ça nous a fait très mal. On ne se fera pas de cachette, à cinq contre trois, il fallait marquer», commentait l’entraîneur Veilleux qui admet que son équipe a disputé l’un des pires matchs de la saison. «Probablement. En fait, je pense à celui d’hier et j’avoue que c’est pas mal pareil.»
Le début de la deuxième période aura été fatal aux Cataractes. Charles-Olivier Roussel et Cédric Lalonde-McNicoll ont écopé tour à tour d’une pénalité. Les Voltigeurs ont marqué deux fois, amorçant le travail de démolition. Incapables de capitaliser à leur tour, les Cataractes ont vu Yannick Riendeau s’échapper à sa sortie du cachot. Il a déculotté Timo Pielmeier qui a concédé quatre buts sur 16 lancers. Gabriel Girard est venu en relève, mais a été accueilli par un certain Riendeau. Le meilleur pointeur des Voltigeurs est revenu à la charge d’un tir des poignets entre les jambières du jeune gardien. Je vous épargne la suite, menant aux filets de Dany Massé, Marc-Olivier Vachon, Maxime Frenette et Samson Mahbod. Dave Labrecque et Maxime Legault ont marqué pour les Cataractes.
