À l'écouter définir chacun de ses bouquins, la passion du jeune écrivain ne se dément pas. «Le fantastique, c'est l'évasion. L'attrait de ce type littéraire se situe dans la possibilité de positionner les personnages face à l'inconnu. J'aime les déstabiliser, les mettre au défi. Cette littérature permet de créer un contexte plus ouvert où, à mon avis, l'on peut ajouter un degré de plus à l'aventure», confie-t-il.
Dans ses quatre nouveaux livres, l'auteur exploite l'imaginaire à trois niveaux très différents. Le premier livre, Le hall des Infâmes, est un roman d'épouvante pour enfants, dans lequel on aborde les thèmes de la confiance et des perceptions. Il s'agit du récit de deux amis qui s'aventurent dans une maison aux miroirs déformants, nommée le Hall des Infâmes, où les pires cauchemars prennent vie (9$, éditions Z'ailées, collection Zone Frousse).
Le second est intitulé Entités 1: Le jour de l'éveil, un roman fantastique pour adolescent. L'auteur décrit ce premier tome d'une série de sept comme un hybride entre les populaires séries Heroes et X-Files. On y relate l'histoire de Casimir pour qui l'univers bascule lorsqu'il découvre ses pouvoirs. Confronté à sa nouvelle réalité et pris dans une course contre la montre entre les Entités, ainsi que la Confrérie, il vivra désillusions et remises en question (14$, éditions Trampoline, collection Fantastiques Illustrés).
Les deux derniers sont destinés aux adultes. Le Protocole Reston est un roman d'horreur. L'action se déroule à Trois-Rivières, où un professeur et son colocataire tentent de survivre dans la ville assiégée par des créatures mortes-vivantes. Pendant ce temps, les gouvernements tentent d'empêcher l'épidémie et la nouvelle de se propager (15$, éditions Coups de tête).
Enfin, Le mâle idéal est en librairie depuis une semaine. Il s’agit d’une histoire érotico-horrifique de 90 pages qui met en vedette un homme doté d’un pouvoir de guérisseur. L’ex-copine de ce dernier sollicite son aide, ce qui éveille chez lui divers souvenirs… et du désir. Comme le livre précédent, l’action se déroule à Trois-Rivières (environ 5$, éditions Z’ailées, série Obzcure).
Mathieu Fortin croit que dernièrement, un engouement grandissant se fait ressentir pour le genre fantastique au Québec, surtout en littérature jeunesse. «Les lecteurs d'ici ont toujours eu une attirance envers ce style, mais la littérature québécoise de type science-fiction a longtemps été un marché peu exploité. Aujourd'hui, les gens veulent lire autre chose que des traductions américaines de Stephen King. Des parutions à succès tel qu'Amos Daragon, de Bryan Perro, par exemple, ont véritablement ouvert les portes. Maintenant les éditeurs osent», assure l'auteur.
Oser le fantastique
L'auteur nicolétain Mathieu Fortin procédait récemment au lancement officiel de ses quatre derniers livres. «Ce sont des œuvres très différentes, qui paraissent chez trois éditeurs qui le sont autant et qui sont destinés à trois publics distincts», note-t-il d'entrée de jeu.
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