Plus précisément, dans le territoire desservi par Moisson Mauricie / Centre-du-Québec, 31 % des bénéficiaires sont des enfants. 9,8 % des personnes qui ont besoin de l’aide alimentaire sont en emploi ou reçoivent des prestations d’assurance-emploi. 3,7 % des utilisateurs des services d’aide alimentaire sont étudiants au niveau post-secondaire (source de revenus : Prêts et bourses), une augmentation de 2,2 % par rapport à l’année dernière
Au QuébecLes résultats de l’enquête Bilan-Faim 2012 démontrent une augmentation significative de 17 % du nombre de demandes des québécois en situation de pauvreté.
La proportion des femmes aidées au Québec a fait un bond de 8 % comparativement à l’an dernier (48,9 % en 2012 vs 40,9 % en 2011).
En mars 2012 (la période couverte par l’étude), 51,9 % des organismes à l’échelle du Québec ont rapporté une augmentation de leur clientèle
Jean-Guy Doucet, président du conseil d’administration souligne : « Désormais, ce ne sont plus les "démunis traditionnels" qui ont recours à l’aide alimentaire. Le coût de la vie augmente, qu’on pense aux aliments et à l’essence. Ces hausses ont un impact direct sur la population qui doit revoir son budget. Malheureusement, une des premières places où les gens vont couper, c’est dans la nourriture. »
Martyne Desmeules, coordonnatrice à l’organisation communautaire, explique : « Les gens le disent rarement quand ils ont besoin d’aide alimentaire, chacun préfère se débrouiller seul. Savez-vous vraiment où votre mère, votre voisin ou votre neveu fait son épicerie? »
Le sondage Bilan-Faim est un sondage rempli par les organismes accrédités à Moisson au mois de mars de chaque année auprès des utilisateurs de leurs services. Les données recueillies permettent de dresser un portrait de l’aide alimentaire en Mauricie et au Centre-du-Québec. Le Bilan-Faim est rempli par tous les organismes accrédités aux banques alimentaires du Québec et du Canada.
« Bien qu’il puisse paraître surprenant de retrouver de tels résultats au Québec, il s’agit de la réalité d’un nombre trop élevé de québécois. Cette augmentation année après année des personnes ayant recours à l’aide alimentaire est inquiétante mais démontre à quel point le travail des membres des Banques alimentaires du Québec est essentiel, affirme Zakary O. Rhissa, directeur général des Banques alimentaires du Québec. »
