Cette coalition, réunie autour du mouvement Sortons le Québec du nucléaire, offre également sa collaboration au nouveau gouvernement pour la planification des étapes ultérieures liées au déclassement et à la réhabilitation du site de la centrale.
«Madame Marois est certainement au fait qu’il n’est pas nécessaire de procéder à un vote à l’Assemblée nationale, ni même d’adopter un nouveau décret, pour annoncer la fermeture définitive de Gentilly-2 et ainsi remplir son engagement. Elle n’a qu’à faire une déclaration en ce sens et aviser le PDG d’Hydro-Québec que son gouvernement n’autorisera pas sa réfection», a déclaré Christian Simard, directeur général de Nature Québec et porte-parole du mouvement Sortons le Québec du nucléaire.
Il ajoute qu’une porte-parole d’Hydro-Québec a confirmé que le permis d’opération ne permet pas de maintenir la centrale en activité au-delà de décembre 2012. Après, il faudra l’avoir arrêtée de façon définitive et avoir planifié son déclassement… ou avoir pris la décision de la reconstruire.
On sait que le Parti québécois s’est engagé clairement dans son programme et au cours de la campagne électorale à « procéder au déclassement de la centrale nucléaire Gentilly-2 et à mettre en place un fonds de diversification économique de 200 millions de dollars pour le Centre-du-Québec et la Mauricie ».
Par ailleurs, pour les membres de la Coalition, il est important pour les travailleurs de la centrale et les citoyens des régions concernées que la situation soit clarifiée le plus tôt possible afin de pouvoir investir rapidement dans la diversification économique et les énergies d’avenir.
Les groupes et personnalités de la Coalition rappellent que la vaste majorité des 800 emplois concernés sont couverts par la sécurité d’emploi. Pour les autres, il faudra mettre sur pied un comité de reclassement de la main d’œuvre et mettre en branle un plan de diversification économique pour la région. Ce plan pourrait inclure un centre d’expertise en efficacité énergétique et en énergies renouvelables adapté à la réalité industrielle et agricole de la région.
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