De nombreux messages favorables ont été lancés au cours des derniers mois, que l’on pense à la déclaration du Premier ministre, à l’allocation de sommes au dernier budget provincial ou encore, aux interventions récentes de la ministre régionale, Julie Boulet.
Également, pas plus tard que jeudi dernier, les députés libéraux de la Mauricie ont réitéré leur appui au projet de réfection, alors qu’ils étaient réunis à Bécancour pour annoncer en grandes pompes l’implantation probable de Rio Tinto Fer et Titane dans le Parc industriel.
«On veut toujours la centrale nucléaire», avait lancé Julie Boulet.
Même le ministre du développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation Sam Hamad, aussi présent, avait commenté le sujet, en indiquant trouver dommage qu’un élu local (NDRL: Jean-Martin Aussant) n’y croit pas. «Il y a de bons défenseurs ici, avec l’équipe libérale dans la région. Les trois collègues ici présents veulent maintenir les emplois dans la région», avait-il mentionné.
Or, c’est insuffisant, jugent les deux Chambres de commerce: «Il est plus que temps de passer de la parole aux actes», indique Patrick Charlebois, nouveau président de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières.
Le président de la Chambre de commerce et d’industries du Cœur-du-Québec, Jean-Denis Girard, juge pour sa part que le gouvernement du Québec doit respecter ses engagements en procédant à la réfection de Gentilly-2, surtout dans un contexte d’élection provinciale à venir. Il rappelle également que la situation de l’emploi, localement, est précaire.
«Croyez-vous sincèrement que ces 800 emplois de qualité pourraient être remplacés facilement? Si quelqu’un sait comment s’y prendre, qu’il nous prête sa baguette magique que nous changions le portrait de l’emploi au Centre-du-Québec et en Mauricie!», de s’exclamer Jean-Denis Girard.

