Ce règlement s'inspire de celui adopté par St-Bonaventure, qui vise à protéger les puits artésiens du développement industriel qui pourrait se faire près de ses puits d'eau potable. Une douzaine de municipalités ont emboîté le pas.
«Certaines municipalités et plusieurs citoyens de la MRC de Bécancour ont demandé au préfet, Maurice Richard, d’adopter ce règlement pour protéger les eaux sur le territoire de la MRC. Ce fut une fin de non-recevoir à deux reprises ces deux derniers mois», mentionne Serge Fortier, qui est le porte-parole du Regroupement interrégional sur le gaz de schiste de la Vallée du St-Laurent.
«Pourtant, dans cette même MRC, des règlements sur les abattages d’arbres, les distances séparatrices pour les épandages de boues chaulantes et de boues de papetière et sur la production porcine ont été adoptées, mais rien n’est fait pour la protection de notre eau potable face aux polluants industriels», déplore ce citoyen de Ste-Marie-de-Blandford.
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«Ça permettrait de nous protéger des forages des gaz de schiste qui sont en train de nous envahir, mais aussi de toute intrusion de poisons industriels provenant de toutes sortes d'industries», ajoute-t-il.
D'abord un portrait de la situationInterpellé à ce sujet lors de sa dernière séance du conseil en tant que maire de Bécancour, Maurice Richard a expliqué qu'un tel règlement n'est pas applicable dans la mesure où la municipalité n'a pas de moyens de le contrôler.
«Ça permettrait de nous protéger des forages des gaz de schiste qui sont en train de nous envahir, mais aussi de toute intrusion de poisons industriels provenant de toutes sortes d'industries» - Serge Fortier -
Avant de se lancer dans l'application d'une telle réglementation, le maire et préfet, qui a quitté depuis ses fonctions pour accepter celles de PDG de la Société du parc industriel de Bécancour, estime qu'un portrait de la qualité des eaux souterraines est nécessaire.
«Nous attendons une subvention pour faire un portrait de notre sous-sol. Nous saurons par la suite s'il y a eu des modifications, parce que nous n'avons aucune référence pour le moment», explique-t-il.
«Si jamais on voulait poursuivre une compagnie pour avoir contaminé nos eaux souterraines, nous nous ferions débouter en cour parce que nous ne pourrions pas le prouver», a-t-il poursuivi.

