Au moins cinquante-trois personnes monteront à bord de l’autobus. Seulement deux d’entre elles étaient du premier voyage. «À part les organisateurs, ce sont presque toutes des nouvelles personnes», a indiqué Pierre Bluteau, responsable, qui précise que ce deuxième voyage est destiné d’abord aux producteurs agricoles et à ceux qui les soutiennent, comme les vétérinaires et les agronomes.
Il poursuit en ajoutant que certaines améliorations ont été apportées par rapport à la première expérience. Par exemple, des conférences seront offertes à l’hôtel et un service d’interprète mieux organisé sera à la disposition des voyageurs moins à l’aise avec la langue anglaise. L’automne passé, les organisateurs avaient dû essayer différentes formules sur le tas pour les satisfaire. «On s’est rendu compte que si on traduisait les propos de façon simultanée, c’était trop cacophonique. En petits groupes, c’était dérangeant. Cette fois-ci, nos conférenciers prendront des pauses dans leurs discours pour faire place à la traduction», explique M. Bluteau.
Cet aspect avait effectivement semblé déranger certains participants au premier voyage, dont l’homme d’affaires René Bérubé. «Je dirais que 75% des gens n’ont pas compris un mot d’anglais!», a-t-il déploré lors d’une conférence livrée le 31 janvier dernier. «Il faut une traduction qui soit honnête envers tout le monde pour pouvoir renseigner les gens», a-t-il fait valoir.
Avec la nouvelle formule, tous les participants devraient bien comprendre les enjeux qui leur seront présentés. Quatre conférences en salle sont prévues (deux le vendredi, une le samedi et une le dimanche) et quatre rencontres sur le terrain figurent à l’horaire. «On se rendra chez des producteurs agricoles», mentionne M. Bluteau, qui ajoute qu’un troisième voyage suivra à la mi-juin. «Celui-là portera sur la santé et les problèmes sociaux occasionnés par le développement de l’industrie du gaz de schiste.»
Certaines améliorations ont été apportées par rapport à la première expérience <@CP>Photo, courtoisie<@$p> -
Il faut préciser que ces voyages en Pennsylvanie visent à montrer le côté sombre de l’exploitation des gaz de schiste. À cette occasion, les participants rencontrent des groupes de citoyens et des élus qui combattent cette filière énergétique.

