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Gaz de schiste : plus de 50 personnes iront en Pennsylvanie

Photo, courtoisie

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Marie-Ève Veillette
Publié le 14 Mars 2012
Publié le 13 Mars 2012
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La semaine prochaine, soit le 23 mars, un deuxième groupe prendra le départ pour un séjour de trois jours en Pennsylvanie, au «pays» du gaz de schiste. Un premier groupe s'y était rendu en octobre dernier afin d'aller constater sur place l’étendue du développement de l’industrie des gaz de schiste et les conséquences environnementales sur la population et le milieu. Cette fois-ci, le voyage sera axé sur les problématiques reliées à l’agriculture et à la ruralité.

Sujets :
Gaz , Pennsylvanie

Au moins cinquante-trois personnes monteront à bord de l’autobus. Seulement deux d’entre elles étaient du premier voyage. «À part les organisateurs, ce sont presque toutes des nouvelles personnes», a indiqué Pierre Bluteau, responsable, qui précise que ce deuxième voyage est destiné d’abord aux producteurs agricoles et à ceux qui les soutiennent, comme les vétérinaires et les agronomes.

 

Il poursuit en ajoutant que certaines améliorations ont été apportées par rapport à la première expérience. Par exemple, des conférences seront offertes à l’hôtel et un service d’interprète mieux organisé sera à la disposition des voyageurs moins à l’aise avec la langue anglaise. L’automne passé, les organisateurs avaient dû essayer différentes formules sur le tas pour les satisfaire. «On s’est rendu compte que si on traduisait les propos de façon simultanée, c’était trop cacophonique. En petits groupes, c’était dérangeant. Cette fois-ci, nos conférenciers prendront des pauses dans leurs discours pour faire place à la traduction», explique M. Bluteau.

 

Cet aspect avait effectivement semblé déranger certains participants au premier voyage, dont l’homme d’affaires René Bérubé. «Je dirais que 75% des gens n’ont pas compris un mot d’anglais!», a-t-il déploré lors d’une conférence livrée le 31 janvier dernier. «Il faut une traduction qui soit honnête envers tout le monde pour pouvoir renseigner les gens», a-t-il fait valoir.

 

Avec la nouvelle formule, tous les participants devraient bien comprendre les enjeux qui leur seront présentés. Quatre conférences en salle sont prévues (deux le vendredi, une le samedi et une le dimanche) et quatre rencontres sur le terrain figurent à l’horaire. «On se rendra chez des producteurs agricoles», mentionne M. Bluteau, qui ajoute qu’un troisième voyage suivra à la mi-juin. «Celui-là portera sur la santé et les problèmes sociaux occasionnés par le développement de l’industrie du gaz de schiste.»

Certaines améliorations ont été apportées par rapport à la première expérience <@CP>Photo, courtoisie<@$p> -

 

Il faut préciser que ces voyages en Pennsylvanie visent à montrer le côté sombre de l’exploitation des gaz de schiste. À cette occasion, les participants rencontrent des groupes de citoyens et des élus qui combattent cette filière énergétique.

 

À LIRE SUR LE MÊME SUJET: Un premier voyage mitigé

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Ginette Gauthier
    - 2 Avril 2012 à 08:15:24

    Lettre ouverte à l’intention de monsieur le préfet de la MRC de Bécancour et à l’attention de tous les maires/mairesses de la MRC qui se réuniront en assemblée régulière le 11 avril 2012. Monsieur le préfet, Mesdames et messieurs les maires, J’ai entendu récemment que « Les gaz de schiste, c’est une question de politique ». Cela me questionne énormément : je crains qu’on confonde LE politique et LA politique. Au vu des faits, la menace que représente la fracturation est au-dessus de toute partisanerie et on se doit d’élever le débat qu’importe les allégeances. Les milliers de citoyens de toutes formations politiques et de toutes nationalités qui se sont informés et mobilisés sur cette question le savent. Les gaz de schiste, c’est faire courir des risques pour l’eau potable, pour la santé des humains et des animaux. C’est aussi une fracture sociale, qui génère de la pauvreté, détruit des milieux de vie, provoque la misère en dévalorisant le parc foncier, en abîmant et en obstruant les routes, en morcelant les terres. C’est une industrie qui vise les profits immédiats pour une poignée d’individus au détriment de toute une société, une industrie qui soutire des quantités faramineuses d’eau au cycle hydrologique, une industrie que dénoncent les scientifiques, et parmi eux des médecins et des vétérinaires qui ont vu de près ses effets pervers sur la santé des animaux comme des humains, une industrie qui a semé ruine et désolation là où elle s’est installée, une industrie qui se place au-dessus des lois et méprise les citoyens. Le gaz de schiste, une question politique? La question, c’est de savoir quelle sorte de traces nous laisserons derrière nous. Les gaz de schiste, c’est l’antithèse du progrès et d’un devenir meilleur pour nous-mêmes et pour ceux qui viendront après, c’est une remise en question de la croissance et du développement en milieu rural. Il y a à peine deux ans, personne n’aurait pu imaginer que des industriels, fussent-ils avides d’argent et de profits, auraient pu représenter une telle menace, non seulement ici, mais pour la planète toute entière. Il y a deux ans, cela était inimaginable, probablement pour vous tout comme pour nous, et en cela je comprends qu’on en ait peu ou pas fait de cas. Aujourd’hui, la réalité nous rattrape, pire que le pire des cauchemars et il faut réagir en puisant dans nos valeurs et dans notre humanité. Avons-nous besoin d’un tel gâchis? Nous avons, certes, besoin d’énergie mais avec des technologies déjà au point, celle-ci peut être produite à partir de ressources renouvelables, voire même inépuisables : le soleil, le vent, l’énergie marémotrice, le bio-compostage, la géothermie, l’hydro-électricité et j’en passe, c’est là qu’est notre avenir. Plier devant les diktats de ceux qui n’ont cure de nous détruire en s’enrichissant à court terme ne fera pas de nous de meilleurs êtres humains et nous entrainera à coup sûr vers des chemins impraticables. La question, c’est : saurons-nous, pacifiquement et démocratiquement, nous tenir debout, tous ensemble, pour mettre le holà à cette industrie qui nous laisserait exsangues et sans ressources après au plus une quinzaine d’années d’exploitation? Le temps est venu de prendre parti, monsieur le préfet, mesdames et messieurs les maires, car la suite des choses sera le reflet exact des décisions de maintenant. On accepte ou on refuse? C’est là que le politique intervient, c’est là que des milliers de citoyens concernés comptent sur leurs élus de tous niveaux et de toutes formations pour conjurer la menace qui pèse sur eux et qui pèse aussi sur ceux qui n’ont pas encore réalisé l’ampleur de cette menace. Je compte sur vous pour agir, à moins que … mais mieux vaut ne pas penser à cette alternative, c’est trop cruel, car pour le moment je veux croire encore que l’union des personnes de bonne volonté est possible, quelles que soient leurs fonctions au sein de la société. Dans l’attente de décisions à la hauteur de mes préoccupations, Je vous remercie de votre attention, Ginette Gauthier Citoyenne très inquiète

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  • Nom de l\'usager
    Odette Sarrazin
    - 14 Mars 2012 à 15:14:34

    Quatre membres du comité vigilance gaz de schiste (CVGS) Lanaudière sont au nombre des participants à ce voyage. Nous ferons un suivi dans Lanaudière lors de notre retour.

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