Les principales inquiétudes de la douzaine de citoyens provenaient surtout de l'utilisation de l'eau du territoire dans le procédé de fracturation. À cet égard, le maire Maurice Richard s'est fait rassurant.
«Aucune demande en eau n'a été faite à la municipalité par les compagnies gazières. Présentement, l'eau puisée provient des rivières et des lacs qui sont sous le contrôle du ministère de l'Environnement», informe-t-il.
Sous surveillance
Mis à jour il y a peu de temps, 19 des 31 puits inspectés par le ministère des Ressources naturelles présentaient des anomalies, certains laissaient même échapper des fuites de gaz. Une situation que la Ville de Bécancour a à l'œil. «Nous avons laissé savoir aux compagnies que l'entretien est primordial. […] Ce qui n'augure pas bien pour le futur. Si tu as de la misère à t'occuper d'une petite tablette et que tu dis que tu vas faire mieux quand tu en auras une plus grosse ça m'inquiète un peu. Nous portons un geste quotidien sur les développements», laisse entendre le maire Richard.
Pas contre l'idée
Le maire a également réitéré la position de la Ville en ce qui concerne l'exploitation des gaz de schiste. «Nous sommes favorables pourvu que le tout soit fait dans les normes. Tu ne peux pas blâmer une entreprise de vouloir faire des revenus. […] Toutefois, nous espérons que des sommes d'argent seront retournées aux municipalités et MRC, car c'est une richesse qui appartient à tout le monde», expose-t-il.
Questionné quant à savoir si le gouvernement allait adopter une nouvelle loi pour encadrer l'exploitation. M. Richard a été catégorique. «La loi doit être refaite en fonction de ce nouveau produit. C'est certain qu'elle ne peut pas demeurer au statu quo. Nous allons faire des recommandations majeures importantes».
Le maire a aussi réaffirmé que la Ville est aux aguets de tous les nouveaux développements dans le dossier. Rappelons qu'en compagnie de quelques-uns de ses homologues des MRC avoisinantes Maurice Richard siège sur un comité chargé de faire des recommandations au gouvernement. La prochaine rencontre du comité aura lieu après le dépôt du rapport du BAPE, le 28 février.
