Au cours des dernières semaines, Annabelle Crevier, 4e année, Amélie Bussières, 4e année, Romy Joyal, 4e année, Philippe Nadeau, 4e année, Érika Gauthier, 5e année, Ariane Laneuville, 5e année, Jimmy Vigneault, 5e année, Nicolas Descôteaux, 5e année, Savanah Descôteaux, 6e année, et Timothé Bourgouin, 6e année, ont dû déposer leur candidature et faire campagne auprès de leurs collègues de classe pour être élus. «Je crois que c'est important que nous nous intéressions à la politique et que nous nous impliquions dans notre école. Alors, nous avons fait des pancartes et des discours avec de l'émotion pour faire connaître nos idées», a lancé d'entrée de jeu la jeune Ariane. «Moi, je veux prendre les idées des autres et les réaliser, comme faire dîner les deux classes de 5e année en même temps pour que l'on puisse parler avec nos amis», a proposé Nicolas.
Pour sa part, Érika avait le goût de porter plusieurs dossiers à l'attention de la direction. «J'aimerais que les dîners chauds soient moins chers et qu'il y ait davantage de modules à l'extérieur pour y jouer», a-t-elle fait valoir.
Jimmy, quant à lui, estime qu’il serait bien de convaincre l'école de planter des arbres pour avoir plus d'ombre dans la cour d'école. «En plus, ce serait bon pour notre planète», a-t-il signifié.
Non loin de sa fille Érika, Sophie Bussière avait l'air bien impressionnée par son engagement et ses nouvelles responsabilités. «Je trouve ça super qu'elle s'intéresse à la politique et qu'elle veuille aider les autres. Je suis très fière!», a-t-elle commenté.
Des politiciens fiers de la relèvePour l'occasion, plusieurs représentants politiques étaient présents dont Jean-Martin Aussant, député provincial de Nicolet-Yamaska, Louis Plamondon, député fédéral de Bas-Richelieu-Nicolet-Yamaska, Georgette Critchley, mairesse de Saint-François-du-Lac, Jacques T. Watso, du conseil de bande d'Odanak. Ils étaient accompagnés de Marjolaine Arsenault, présidente de la Commission scolaire de la Riveraine, et de Jean-René Dubois, directeur général de la même Commission scolaire.
Jean-Martin Aussant s'est dit heureux de voir que des initiatives étaient prises pour intéresser les enfants dès leur jeune âge à la démocratie. «Avec les très bas taux de participation que nous connaissons actuellement, j'espère que cette génération pourra être rattrapée et qu'elle comprendra l'importance d'agir sur leur vie par le biais de la politique», a-t-il souligné.
Abondant dans le même sens, Louis Plamondon, lui-même largement impliqué au sein de plusieurs associations étudiantes au cours de sa vie, a mis l'accent sur le geste de voter. «Le fait qu'ils décident quelle personne les représentera est très significatif. Ils comprennent ainsi que les gens qui nous dirigent ne poussent pas dans les arbres: ils sont choisis collectivement», soutient-il.
Mme Critchley, pour sa part, a insisté sur la représentativité féminine au sein de ce parlement scolaire. «Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais la majorité de nos élus sont des filles! Ce qui est très bien dans le monde politique, car c'est un autre pas en avant pour les femmes. Espérons que le tout servira à éveiller leur fibre politique pour plus tard.»