«L’institution aura comme effet de créer de l’emploi. Il faudra recruter aussi bien des enseignants que du personnel pour l’entretien des lieux. Cela pourra également encourager les services que nous offrons déjà au sein de notre communauté, comme le dépanneur, le magasin, le Centre de santé et la garderie», soutient-il.
De plus, le conseil de bande ajoute qu’il pourrait également mettre à la disposition du personnel dès mai 2011 une section administrative, c’est-à-dire les bureaux, afin de préparer l’accueil des étudiants au mois d’août 2011.
Daniel Nollet, directeur général du conseil de bande, souligne cependant que le projet en est à ses balbutiements. «Nous avons eu des rencontres à ce sujet pendant le mois de juillet, ça fait donc seulement trois semaines que nous travaillons le dossier», dit-il. Ainsi, au chapitre de l’investissement total représenté par l’arrivée de l’IPPN à Odanak, M. Nollet affirme ignorer son étendue à ce stade-ci. «D’ailleurs, il faut comprendre que le Conseil de bande s’occuperait principalement de fournir les bâtiments et les infrastructures nécessaires à l’implantation de l’institution», a-t-il noté, évoquant ainsi les nombreux autres aspects entrant en ligne de compte tel que les emplois créés, dont il ne peut prévoir l’impact à ce jour.
Au sujet des infrastructures, même si la communauté d’Odanak dispose déjà de quelques logements à louer, le conseil de bande estime que si l’ouverture de l'IPPN a lieu sur son territoire, la communauté serait disposée à construire d’autres immeubles de logements. Ceux-ci seraient composés de 4, 6 ou 8 logements. «Ce projet, dans son ensemble, est très bénéfique, car il permettra de favoriser les échanges avec les autres nations du Québec, de partager notre culture et nos traditions en même temps que d’en apprendre sur les autres. Le territoire d’Odanak étant situé entre Québec et Montréal, ce sera plus facile pour les gens d’y venir», note le conseil de bande d’Odanak dans le document déposé au Conseil en éducation des Premières Nations.
