Personnalisez votre journal

Pour ne jamais oublier



Frédérike

Frédérike

Marie-Ève Veillette
Publié le 15 Mars 2010
Publié le 15 Mars 2010
Marie-Ève Veillette  RSS Feed

«C’est sûr qu’on a toujours un pincement au cœur à la date anniversaire. Chaque fois, on reprend contact avec l’émotion qui nous habitait à l’époque.»

Sujets :
Fournier , Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet

Jamais Nika Isabelle et André Fournier ne pourront oublier l’immense douleur vécue il y a dix ans, lorsque leur fille Frédérike et sept de ses amis de la garderie qu’elle fréquentait ont perdu la vie sur la route du Port, à Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet, dans un accident de voiture. Jamais, non plus, ils n’oublieront tout le support qu’ils ont reçu pour traverser cette terrible épreuve, y compris dans les premières heures suivant le drame. «Les premiers secours, autant les ambulanciers que les policiers, ont fait un travail exemplaire. Même s’ils étaient en état de choc eux aussi, ils ont été très professionnels. À l’hôpital, on a également eu un excellent accueil malgré les circonstances. Dans la mesure de ce qu’il y avait à faire en pareille situation, tout a été fait et bien fait. De plus, les gens et les élus ont été très respectueux. La communauté a été d’un grand support.»

 

Comme pour tous les autres parents éplorés par la perte d’un enfant, Nika Isabelle et André Fournier ont eu un long cheminement à faire pour dire adieu à leur fille. «Maintenant, on croit qu’il peut y avoir pire encore. On se dit que pour les parents qui ne savent pas où est leur enfant, ce doit être épouvantable. On pense par exemple aux parents de Cédrika Provencher, Julie Surprenant ou Jolène Riendeau. Nous, on a été dans l’incertitude durant quelques heures, alors que Frédérike était au bloc opératoire. Cette attente, cette incertitude, c’est atroce. Ces parents-là sont placés dans cette situation 24 heures sur 24… Mais nous, au moins, on sait où est notre fille.»

 

Il reste que l’épreuve a été intense. «Il y a des bouts de l’histoire qui nous manquent. On nous raconte des choses qui se sont passées dans les premières journées suivant l’accident, et on ne s’en rappelle plus. C’est le blanc total. Je ne me souviens même plus d’avoir lu un texte aux funérailles», indique M. Fournier.

«On croit qu’il peut y avoir pire encore» -

 

Aujourd’hui, Nika Isabelle et André Fournier veulent se souvenir. Non pas de l’accident, mais de leur fille. «Elle a vécu. Ne nous empêchez pas d’en parler! Même si elle n’a pas été longtemps avec nous, on a des souvenirs de qui elle était. Il ne faut pas l’oublier.»

 

Il ne fait pas non plus oublier les sept autres enfants qui ont péri en cette journée du 16 mars 2000 : Stecy, Kevin, Samuel, Laurence, Viviane, Karl et Léane.

À LIRE AUSSI:

- «C'est possible de passer à travers une telle tragédie»

- Un deuil sur la place publique

- La tragédie de Nicolet, 10 ans plus tard

Écrire un commentaire

Écrire un commentaire

Ce formulaire ne sert pas à envoyer l’article à un ami. Svp, utilisez le lien «Envoyer à un ami» en haut de la page pour ce faire.

Le Courrier Sud n'est pas responsable des commentaires ci-dessous. Veuillez par contre, rester poli et respecter le sujet de la discussion. Si vous êtes membre, connectez-vous.

(Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

loading...

Infolettre

Inscrivez votre courriel et recevez nos nouvelles dès leur parution !

Inscription aux nouvelles en direct

Publicité