Celui-ci a rappelé que depuis un an et demi, le Parti Québécois demande plus de transparence de la part du gouvernement libéral en ce qui concerne la reconstruction de la centrale nucléaire Gentilly-2. «Or, malgré nos demandes répétées en faveur d’une commission parlementaire et afin d’obtenir les diverses études réalisées, notamment celles concernant les coûts/bénéfices, le gouvernement de Jean Charest maintient les Québécois dans l’ignorance. Considérant l’enjeu, et vu le refus obstiné du gouvernement et d’Hydro Québec d’être plus transparents, nous estimons que le projet de reconstruction de la centrale doit être abandonné dès maintenant. Cela doit se faire de façon à ce que les employés concernés puissent intégrer sans difficulté d’autres divisions d’Hydro-Québec.»
Le Parti Québécois soutient que le gouvernement du Québec engage les Québécois dans une filière énergétique très risquée en procédant à la reconstruction de la centrale Gentilly-2. Il rappelle aussi que le Québec est actuellement en surplus énergétique.
«À quelques pas de la centrale de Gentilly-2, Hydro-Québec et le gouvernement libéral ont autorisé la construction d’une usine de cogénération qui est inutilisée et qui aura coûté un demi milliard de dollars aux contribuables québécois sans qu’ils n’obtiennent rien en retour», a rappelé Sylvain Gaudreault.
Selon le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, le démantèlement de la centrale pourrait générer une activité économique importante dans la région.
«Si le Québec décide de délaisser le nucléaire et de développer des énergies d’avenir, ce sont des milliers d’emplois qui seront crées ici, comme partout ailleurs au Québec. Qu’il s’agisse du travail nécessaire au démantèlement des installations actuelles de Gentilly ou des emplois créés dans les domaines plus renouvelables, tels que l’éolien, le solaire, la géothermie et la biomasse, le Québec et notre région en sortiront économiquement gagnants, sans aucun doute», a affirmé le député, ajoutant au passage que tous les emplois actuels sur le site de la centrale Gentilly-2 seraient protégés.
Jean-Martin Aussant a par ailleurs rappelé que les pays qui font le choix du nucléaire afin de remplacer les énergies fossiles le font par obligation, puisque peu d’entre eux ont la chance, comme le Québec, de pouvoir développer plusieurs sources d’énergie renouvelable, dont l’hydroélectricité. «À première vue, il peut paraître étrange que j’appuie cette position. Mais quand on sait qu’aucun emploi ne sera perdu, bien au contraire, je pense vraiment que c’est la chose responsable à faire pour les générations futures.»