La production de cannabis ne s’essouffle pas sur le territoire



La production de cannabis ne s’essouffle pas sur le territoire

La production de cannabis ne s’essouffle pas sur le territoire

Marie-Ève Veillette
Publié le 30 Septembre 2009
Publié le 26 Janvier 2010
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La Coalition Stop Cannabis souhaite multiplier ses partenaires

Depuis avril, les policiers de la Sûreté du Québec ont saisi, dans la région, près de 114 000 plants de cannabis et 295 kg de cannabis en vrac, en plus de procéder à 38 arrestations. Bien que ces chiffres témoignent du travail acharné des policiers dans la lutte au cannabis, ils démontrent aussi que cette culture illicite est loin de s’essouffler…

Sujets :
Coalition Stop Cannabis , Commission scolaire , Caisse Desjardins de Nicolet , Yamaska , Territoire de Bécancour , Diocèse de Nicolet

«On ne sent pas de baisse de la production sur notre territoire, se désole le coordonnateur de la Coalition Stop Cannabis et directeur général de la MRC de Nicolet-Yamaska, Donald Martel. C’est pourquoi on souhaite mobiliser un maximum de personnes et d’organisations autour de cette problématique.»

En fait, l’objectif ultime de la Coalition est de rendre le territoire de Bécancour et de Nicolet-Yamaska hostile à la culture du cannabis. À son avis, plus les producteurs de cannabis subiront de la répression et évolueront dans un milieu hostile à leurs activités, plus ils seront contraints de quitter le territoire.

Jusqu’à présent, les actions de la Coalition ont mené à la signature des contrats sociaux, à des activités de sensibilisation, à la tenue d’un colloque régional, et à la poursuite des efforts policiers nécessaires à la répression de la production. Maintenant, c’est au tour de l’ensemble de la société de mettre l’épaule à la roue afin d’obtenir de meilleurs résultats, clament ses représentants. «La contribution de la population est essentielle. Nous invitons les gens à dénoncer les activités illicites qui se font sur le territoire», indique le lieutenant Daniel Badeau, du poste de Nicolet, rappelant au passage que cette dénonciation peut se faire de façon sécuritaire et anonyme, via la ligne Info-Crime.

Malheureusement, on constaterait présentement une baisse de la dénonciation sur le territoire. «On ne sait pas exactement pourquoi. Peut-être les gens se disent-ils que d’autres le feront à leur place?»

Des conséquences graves

Par ailleurs, cette criminalité comporterait plusieurs conséquences sociales graves: impact négatif sur la santé mentale, démotivation et décrochage scolaire, climat de peur, absentéisme au travail, etc. C’est du moins ce que révèlent les porte-parole des six partenaires qui viennent tout juste de se joindre à la Coalition Stop Cannabis, soit le Diocèse de Nicolet, la Commission scolaire de la Riveraine, la Caisse Desjardins de Nicolet, le Centre de Santé et de Services sociaux de Bécancour-Nicolet-Yamaska, la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec et le Conseil des Abénakis d’Odanak. D’ailleurs, avec leur adhésion, la Coalition estime avoir une voix plus forte que jamais. Désormais, ce sont sept organismes, dix syndicats de la Fédération de l’UPA, 27 municipalités, deux territoires autochtones, deux MRC et quelques milliers de producteurs qui s’engagent activement dans la lutte au cannabis.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Pierre Hughes
    - 27 Janvier 2010 à 12:03:54

    J'ai 57 ans cela fait depuis que j'ai 13 ans que j'attends parler de cela. Pourquoi dépenser tant d'argent pour cela. En plus cela aide les Hell's à garder le contrôle de la vente et de la distribution (je pense même qu'il y a une collusion entre les deux). Pourquoi pas le légaliser et mettre cette argent à enrayer le crack qui fait vraiment des dommages.

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  • Nom de l\'usager
    François Marginean
    - 27 Janvier 2010 à 12:03:45

    Je viens d'écrire une réponse complète à votre article sous forme d'un article que vous pouvez lire là: http://les7duquebec.wordpress.com/2009/10/20/prohibition-et-cannabis/ Prohibition et cannabis Mais voilà, devant tant d’effort et d’argent déployé sans réussir véritablement à décourager les « mariculteurs », n’y aurait-il pas lieu de questionner ses prémisses et interprétations à propos d’un problème perçu, particulièrement avec l’expérience acquise sur plusieurs décennies allant dans le même sens, démontrant que la guerre à la drogue ne va nulle part? Est-ce que notre expérience avec la prohibition de l’alcool, ayant eu cour aux États-Unis et au Canada il y a moins d’un siècle, fut concluante? Il ne faut pas une longue recherche pour trouver que la réponse est négative et qu’en fait, ce fut une vraie catastrophe. Les gens n’arrêtent pas pour autant de consommer ce qu’ils veulent et vont commencer à faire eux-mêmes leurs produits, ou les acheter d’autres sources, au risque et péril de leur santé et vie. De plus, en rendant une substance illégale, on ne fait que donner davantage de pouvoir et d’argent au crime organisé tout en poussant inévitablement les consommateurs dans leurs bras. Si les résultats de la guerre contre la drogue sont médiocres, serait-ce parce que quelque part, il y a un problème fondamental avec la perception du dit « problème » et les solutions qui s’y rattachent? Une guerre à la drogue qui s’apparente à la chasse aux sorcières Cliquer sur le lien ci-haut pour lire la suite de cet article

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