«On ne sent pas de baisse de la production sur notre territoire, se désole le coordonnateur de la Coalition Stop Cannabis et directeur général de la MRC de Nicolet-Yamaska, Donald Martel. C’est pourquoi on souhaite mobiliser un maximum de personnes et d’organisations autour de cette problématique.»
En fait, l’objectif ultime de la Coalition est de rendre le territoire de Bécancour et de Nicolet-Yamaska hostile à la culture du cannabis. À son avis, plus les producteurs de cannabis subiront de la répression et évolueront dans un milieu hostile à leurs activités, plus ils seront contraints de quitter le territoire.
Jusqu’à présent, les actions de la Coalition ont mené à la signature des contrats sociaux, à des activités de sensibilisation, à la tenue d’un colloque régional, et à la poursuite des efforts policiers nécessaires à la répression de la production. Maintenant, c’est au tour de l’ensemble de la société de mettre l’épaule à la roue afin d’obtenir de meilleurs résultats, clament ses représentants.
«La contribution de la population est essentielle. Nous invitons les gens à dénoncer les activités illicites qui se font sur le territoire», indique le lieutenant Daniel Badeau, du poste de Nicolet, rappelant au passage que cette dénonciation peut se faire de façon sécuritaire et anonyme, via la ligne Info-Crime.
Malheureusement, on constaterait présentement une baisse de la dénonciation sur le territoire. «On ne sait pas exactement pourquoi. Peut-être les gens se disent-ils que d’autres le feront à leur place?»
Par ailleurs, cette criminalité comporterait plusieurs conséquences sociales graves: impact négatif sur la santé mentale, démotivation et décrochage scolaire, climat de peur, absentéisme au travail, etc. C’est du moins ce que révèlent les porte-parole des six partenaires qui viennent tout juste de se joindre à la Coalition Stop Cannabis, soit le Diocèse de Nicolet, la Commission scolaire de la Riveraine, la Caisse Desjardins de Nicolet, le Centre de Santé et de Services sociaux de Bécancour-Nicolet-Yamaska, la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec et le Conseil des Abénakis d’Odanak. D’ailleurs, avec leur adhésion, la Coalition estime avoir une voix plus forte que jamais. Désormais, ce sont sept organismes, dix syndicats de la Fédération de l’UPA, 27 municipalités, deux territoires autochtones, deux MRC et quelques milliers de producteurs qui s’engagent activement dans la lutte au cannabis.
