«C’est décevant, a lancé Mme Désilets lors d’une entrevue téléphonique. Je suis déçue de la rapidité de l’annonce. On aurait aimé que Mme Marois vienne nous rencontrer et rencontrer nos experts pour nous mettre au courant de tout ce que ça comporte. On n’a même pas toutes les données.» La mairesse se dit encore un peu sous le choc de l’annonce faite à moins de 24 heures de règne du gouvernement péquiste.
Selon Mme Désilets, il aurait été plus convenable de d’abord s’asseoir avec les intervenants locaux pour discuter des enjeux en cause. «On est directement touchés, affirme-t-elle. C’est notre économie qui en prend un coup et nos familles qui en sont grandement affectées.» Dès la semaine prochaine, la mairesse de Bécancour réunira des experts et des intervenants du milieu afin d’élaborer un plan d’action pour contrer les conséquences de la fermeture de Gentilly-2.
Gaétane Désilets souhaite s’entretenir avec la Première ministre ainsi qu’avec la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, le plus tôt possible. «Chez nous, il nous manque beaucoup de données et j’espère que Mme Marois les a. On veut connaître le plan qu’elle prévoit pour la région.» Malgré tout, Mme Désilets garde espoir et assure qu’elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour sauver l’économie de la région.
Donald Martel n’en croit pas ses yeux
«Je suis très choqué de la façon dont le gouvernement a agi, a lancé d’entrée de jeu le nouveau député caquiste du comté. C’est une claque pour l’économie de notre région. C’est une manière cavalière de commencer son mandat. Mme Marois se comporte comme si elle avait une dent contre notre région.»
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Donald Martel dénonce la décision de Pauline Marois de ne pas avoir attendu le rapport d’Hydro-Québec sur la centrale nucléaire. «Les contribuables ont dépensé beaucoup d’argent pour ça. Le minimum du gros bon sens aurait été d’entendre Hydro-Québec en commission parlementaire. La population est en droit de connaître les résultats de leur étude avant d’aller de l’avant dans le dossier.»
Selon M. Martel, la fermeture de Gentilly-2 est une décision irréfléchie. «Le gouvernement de Pauline Marois n’a même pas 24 heures d’existence; il ne nous fera pas croire que c’est rationnel. Il n’y a personne qui va me faire croire qu’elle a pris le temps d’étudier tous les aspects de cette affaire.»
Ce que le député de Nicolet-Bécancour exige, c’est une nulle autre qu’une commission parlementaire qui permettrait de mieux comprendre la situation pour ensuite en arriver à une décision collective éclairée. «À ce point-ci, je ne suis ni pour ni contre la centrale nucléaire, affirme-t-il. Avant de me positionner, je veux en savoir plus et je pense que c’est la même chose pour une grande partie de la population.»
Tout comme Gaétane Désilets, M. Martel est d’avis que les 200 millions de dollars promis par le gouvernement pour diversifier l’économie sont largement insuffisants. «Je souhaite beaucoup plus que ça. Cet argent-là va durer à peine un an et qu’est-ce qu’on va faire après ça?», s’interroge le député.

