Ce rassemblement avait pour objectif de partager les meilleures techniques en matière de gestion du comportement policier dans quelle que situation que ce soit. Il a aussi été question des multiples recherches en cours et des réflexions sur cet aspect délicat et parfois controversé du métier.
«La plus belle récompense qu’on ne peut pas avoir en tant que policier, c’est la confiance des citoyens», a lancé d’entrée de jeu l’inspecteur en chef du Service de protection des citoyens de Laval, Gilles Moreau.
Parmi les sujets qui ont été discutés, on retrouve, entre autres, les thèmes de la légitimité et de la confiance. À ce propos, le directeur du Service de police de la Ville de Montréal, Marc Parent, a donné une conférence qui expliquait le rôle que jouent les relations avec la communauté dans les interactions entre les citoyens et les policiers. L’officier d’éthique pour la Gendarmerie royale du Canada, Jocelyn Mimeault, a quant à lui pris la parole afin d’exposer le Programme des valeurs et d’éthique de son organisation.
Le colloque tirant à sa fin, c’est le préposé à la déontologie de la police de Lausanne, en Suisse, qui a animé la dernière présentation, vendredi avant-midi. Philippe Tâche a témoigné des raisons qui ont poussé son équipe à adopter un mode différent de régulation des comportements policiers.
Bref, tant les conférenciers que les participants ont eu droit à une brochette d’informations des plus diversifiées.
Un projet n’attend pas l’autreDécidemment, l’ENPQ multiplie les projets d’envergure. Le lundi précédent le colloque sur les comportements policier et citoyens se tenait un autre colloque à l’intérieur des murs de l’établissement. Cette fois, c’était environ 200 personnes, provenant de huit pays différents, qui ont pris part à cet événement portant sur les meilleures techniques à mettre de l’avant lors d’entrevues et d’interrogatoires d’enquête. «L’École est un beau lieu d’échanges pour discuter des meilleures pratiques qui se font dans le domaine policier», affirme le directeur des communications à l’ENPQ, Pierre St-Antoine. Ce dernier explique que l’École organise deux ou trois événements internationaux de ce type chaque année. «C’est un des objectifs de l’ENPQ et ça fait partie de nos planifications stratégiques que d’accueillir des événements comme ceux-là, indique M. St-Antoine. Ça nous permet de nous assurer qu’on est à l’avant-plan de ce qui ce fait de mieux dans le métier, et ce, à travers le monde.» Pour l’instant, aucun autre colloque n’est à l’agenda dans les prochaines semaines, mais chose certaine, les dirigeants de l’institution ont bien l’intention d’organiser d’autres grandes réunions dans les mois et les années à venir.

