L’an dernier, les experts avaient fait des découvertes intéressantes leur permettant de mieux comprendre le mode de vie des habitants qui occupaient le territoire il y a plus de 3 000 ans, soit à la fin de la période Archaïque et au début de celle appelée Sylvicole. Cette année, ils poursuivaient dans la même veine.
«On cherche toujours à en savoir plus sur les origines de ces ancêtres-là et sur la façon dont ils vivaient à l’époque», a expliqué, le jeudi 19 juillet, l’archéologue et professeur agrégé du département d’anthropologie à l’Université de Montréal, le Dr Adrian L. Burke.
Ils ont bûché fort pendant ces deux semaines supplémentaires. Afin de maximiser le temps dont ils disposaient, les quatre personnes de l’équipe étaient à leur poste dès 8h le matin et ne repartaient qu’à 17h. Et ce, à tous les jours, incluant les fins de semaine. Des efforts qui furent récompensés! Les nouvelles fouilles leur auront permis de dénicher d’autres artéfacts tels des éclats dont étaient faits les outils en pierre. «On aurait toutefois aimé trouver des restes de nourriture pour savoir ce qui faisait partie de leur alimentation», raconte M. Burke. Selon ce dernier, ces anciens habitants de la région tendaient à devenir sédentaires. Certains morceaux d’objets trouvés, provenant de Niagara Falls, de Mistassini et du Maine, indiquent également qu’un important réseau d’échange s’était établi entre les citoyens de l’époque.

