Ainsi, tout a été pensé et aménagé de sorte à ce que la nature et les citoyens puissent cohabiter dans le respect. À certains endroits, des trottoirs de bois sur pilotis sont installés pour ne pas perturber la faune et la flore. «On a construit une passerelle de bois d’une longueur de 275 mètres dans le secteur le plus fragile pour restreindre l’accès aux utilisateurs afin de prévenir la dégradation de ce milieu sensible», explique le responsable du projet, Gilles Brochu.
Et question d’agrémenter leurs promenades, des panneaux d’interprétation sont mis à la disposition des utilisateurs du sentier. Ils peuvent y lire les principales caractéristiques de ce milieu humide et en apprendre davantage sur les différentes espèces animales et végétales qui s’y trouvent. En cours de route, les marcheurs pourront aussi constater les bienfaits écologiques d’un marais filtrant. Celui-ci a été aménagé à un endroit stratégique afin de capter les sédiments et les fertilisants provenant des terres agroforestières environnantes.
Il aura fallu deux années de travail assidu pour créer ce véritable petit coin de paradis. Avec l’aide de son équipe de bénévoles, le responsable du dossier, Gilles Brochu, s’est d’abord attaqué à la première phase du projet : le réaménagement d’une partie du sentier déjà existant. «On voulait rendre ça plus attrayant pour que ça s’inscrive bien dans l’esprit que l’on veut donner à l’endroit», explique M. Brochu. Une fois cette tâche complétée, ils ont dû faire place à leur esprit créatif pour poursuivi leur œuvre. «Notre priorité, c’était de préserver la nature, mais il fallait aussi qu’on pense à rendre ça beau et facile à marcher pour des personnes de tous les âges», indique M. Brochu.
Lors de la cérémonie d’inauguration, le maire de la municipalité, Louis Martel, a tenu à souligner les efforts investis par les nombreux bénévoles qui ont mis la main à la pâte. «Il y a plus de 900 heures de bénévolat là-dedans, a-t-il lancé. C’est un projet qui a eu un effet rassembleur pour les citoyens.» Reconnaissant du soutien et de l’aide que lui ont apportés tous ces gens dévoués, M. Brochu constate que le projet n’aurait pu voir le jour sans le travail des bénévoles. «J’en reviens pas à quel point on a pu en faire autant avec si peu d’argent, s’étonne-t-il. Il n’y a aucun doute, c’est le bénévolat qui nous a sauvés. Si ce n’avait pas été de ça, on n’aurait jamais pu présenter un sentier aussi beau et bien fait.»
La Fondation Hydro-Québec pour l’environnement a aussi contribué à sa façon en déboursant 10 000 dollars des 22 000 requis. S’ajoutent au lot la MRC de Bécancour, l’entreprise Les Atocas du Québec et la députée d’Arthabaska, Sylvie Roy, qui ont aussi apporté leur aide financière.
Le sentier est accessible à l’extrémité de la rue des Dorés et de la rue des Saumons, toutes deux longeant les rives du lac Rose.

