Il en ressort aussi que l'avantage du gaz naturel sur le charbon serait annulé par l'importance des fuites.
Selon l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, cette étude est la première compilation à grande échelle de données sur le terrain permettant de mesurer les taux d’émission de gaz à effet de serre des activités d’exploitation de gaz de schiste.
Cette étude, qui paraitra dans le Journal of Geophysical Research et dont la revue Nature fait mention, affirme que les émissions de méthane en provenance des sites d’exploitation seraient d’environ 4% (fourchette de 2,3 à 7,7%), soit plus du double que les inventaires officiels de l’industrie. De plus, à ce 4 % il faut ajouter les autres fuites en provenance des gazoducs et des systèmes de distribution, note l'étude.
«Alors que les études confirment l'une après l'autre que le gaz de schiste est source de problèmes, le gouvernement provincial doit écouter la population et se concentrer sur le biométhane et ainsi positionner le Québec comme leader nord-américain pour de véritables solutions», croit Kim Cornelissen, vice-présidente et porteur du dossier biométhane à l’AQLPA.
C'est pourquoi l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) réitère sa demande de moratoire complet sur l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste au Québec.