C'est donc dire que même après avoir posé des gestes significatifs pour resserrer son budget d'opération, la Commission scolaire de la Riveraine pourrait bien devoir revoir son mode de fonctionnement une fois de plus.
En effet, il y a quelques mois, constatant le contexte politique et l’état de l’opinion publique, la Fédération des commissions scolaires du Québec a adopté un plan d'action.
Trois axes d’intervention ont été identifiés: simplifier l’administration publique (alléger les structures, accroître l’autonomie des écoles et améliorer la communication avec les parents et les élèves), faire reconnaître l’école publique, et faire en sorte que les citoyens puissent influencer davantage les décisions locales et régionales en matière d’éducation.
Résultat: déjà, certaines commissions scolaires ont commencé à songer à fusionner ou à regrouper leurs services.
Or, la Commission scolaire de la Riveraine ne croit pas que cette voie soit meilleure avenue à emprunter. «Pour notre part, nous n'avons pas adhéré à ce plan d'action. Nous avons voté contre, car on ne voyait pas en quoi le fait de nous regrouper nous coûterait moins cher ou contribuerait à offrir de meilleurs services aux élèves», affirme Marjolaine Arsenault, présidente de la commission scolaire de la Riveraine.
C'est pourquoi, depuis quelques semaines, des réunions ont lieu à l'interne afin de se pencher sur le fonctionnement de la commission scolaire. Plusieurs intervenants ont été rencontrés: les élus, les cadres, la partie syndicale, etc. «Ce qui ressort, c'est qu'actuellement, les choses vont bien, mais que si nous sommes obligés de fusionner, nous voudrions conserver notre entité et ne pas être morcelé dans plusieurs commissions scolaires», note Mme Arsenault.
Cependant, selon elle, une méga structure n'avantagerait en rien la situation actuelle. «Nous ne voulons pas nous distancier des petits milieux; il n'y a rien de mieux que la proximité. Si nous fusionnons avec une commission scolaire qui inclut également une grande ville, c'est sûr que ce sera une mentalité différente», poursuit-elle.
Dans pareille situation, des écoles de village pourraient-elles disparaître si une fusion survenait? «C'est un risque», ne cache pas la présidente.
