Peu importe ce qu'ils seront, la CCICQ poursuivra ses démarches dans les différents dossiers, peu importe le député élu.
Il est évident que l’économie est au premier plan à la CCIQ et que le dossier de Gentilly 2 est scruté à la loupe pour en connaître les aboutissements. Est-ce qu’il y aura enfin une décision prise ? En fermant cette centrale, le gouvernement touchera sérieusement à l’économie de toute une région. « On ne le répètera pas jamais assez, ce sont 800 emplois directs supportés par une expertise particulière, un moteur économique incomparable qui permet de maintenir la vitalité de plusieurs petites et moyennes entreprises locales. Ce sont des familles qui se sont installées ici et qui devront quitter si la centrale fermait», martèle Jean-Denis Girard, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Coeur-du-Québec.
Fermer la centrale serait une catastrophe économique pour le Centre-du-Québec et la Mauricie selon lui. Aux futurs députés de ces régions, il leur dit ceci: «Pensez-y bien avant de mettre la hache dans l’économie de nos régions. Nous sommes tout à fait conscients du rôle de la personne qui prendra le pouvoir le 4 septembre prochain. Sera-t-elle notre sauveur ou notre fataliste. Soyez assuré que nous sommes prêts à faire face à la situation afin que la région en souffre le moins possible avec des compensations équivalentes à la perte causée par une fermeture.»
Un autre dossier qui retient l'attention de la Chambre est celui du prolongement du réseau du gaz naturel qui perdure dans le temps… Comme plusieurs employeurs importants ont été identifiés le long des tracés potentiels, ce projet d’envergure permettra, entre autres, de consolider plusieurs centaines d’emplois tant manufacturiers, qu’agricoles et institutionnels. «Nos paliers de gouvernement se doivent de participer à la réalisation d’un projet aussi prometteur pour le développement socioéconomique de notre territoire car en ce sens, il permettra à nos milieux de consolider les acquis, de bonifier les services et de conserver une économie locale vivante et dynamique et ce, après une attente de plus de 10 ans.»
Le réseau routier est également au menu. «Malheureusement, nous avons encore eu un accident mortel en juillet dernier sur la 55, et il est primordial de procéder au dédoublement du tronçon de la 55 entre St-Grégoire et l’autoroute 20. Il en va de la sécurité de la population. C’est non seulement la porte d’entrée de notre région, c’est également l’accès principal au parc industriel et portuaire de Bécancour ainsi qu’à la grande région du Trois-Rivières métropolitain. La quantité de véhicules qui y circulent est en constante progression.»
La Chambre poursuit en indiquant que le prolongement de l’autoroute 30 sera également un projet d’importance au cours des prochaines années, car le développement commercial, industriel et résidentiel ne cesse d’augmenter et cet accès auto-routier n’est plus un dossier à défendre mais bien une priorité pour l’accessibilité à ce réseau routier en effervescence.
Finalement, l'organisation s'inquiète pour le parc industriel et portuaire de Bécancour. «Il est le mieux situé, il a un port en eau profonde, il a le réseau ferroviaire, il est près de tous les réseaux routiers importants, il a de l’espace suffisante pour accueillir d’autres entreprises internationales, mais que se passe-t-il, encore une fois ? Nos entreprises nous quittent ou d’autres survolent l’idée de s’installer mais au cours des 15 dernières années. Il va falloir que le prochain gouvernement puisse répondre à toutes nos questions», croit-elle.
La CCICQ conclut en indiquant qu'elle gardera l'oeil ouvert sur tous les dossiers pré-cités afin qu'ils soient concrétisés.
