C’est pourquoi le parti souhaite l’implantation de cours portant sur la santé dans les écoles, du primaire jusqu’à la fin du secondaire. Une façon, selon le porte-parole Dr Guillaume Langlois, d’arriver à désengorger les urgences et d’avoir une société plus en santé.
«J’ai travaillé longtemps dans les urgences. On constate que les gens s’y rendent souvent parce qu’ils ne savent pas où aller chercher de l’aide. Avec ces cours, à la fin de leur secondaire, les jeunes vont être en mesure de distinguer une maladie grave d’une maladie bénigne. Ils seront capables de juger quand ils ont réellement besoin d’aller à l’urgence. Ils connaîtront les mesures de prévention pour rester en santé et pour ne pas contaminer leur entourage. Plus important encore, ils seront capables d’apporter les premiers soins à toute personne en difficulté ou en danger.»
Selon le candidat dans Jean-Talon, une telle mesure serait très efficace à long terme. Il estime d’ailleurs qu’il pourrait s’écouler quinze, voire vingt ans avant d’en constater tous les bénéfices. Mais à son avis, «c’est maintenant qu’il faut prévoir des solutions concrètes pour les prochaines générations».
D’autres mesuresLa plateforme présentée ce matin à Nicolet en matière de santé présente d’autres mesures visant à améliorer le réseau de la santé.
Accompagné de Lisette Lapointe, ex-députée péquiste à l’Assemblée nationale, et du Dr Guillaume Langlois, le chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant, a fait savoir que son parti impliquerait davantage les infirmières et les pharmaciens en matière de soins de première ligne.
Il a également indiqué que l’accès à un médecin de famille passait nécessairement par l’accélération de l’informatisation du réseau de la santé. «Cela permettrait aux médecins de voir de 20 à 25% plus de patients», juge-t-il.
Option nationale souhaite également réaffirmer le caractère «public et universel» du système de santé Québécois. En ce sens, la participation du secteur privé sera limitée. «Il faudra recentrer le système de santé sur les besoins du citoyen et savoir faire face aux lobbys médicaux et pharmaceutique. Il appartient au gouvernement et non aux groupes d’intérêts privés de décider de ce qui est bon pour la collectivité», estime le chef.
Parmi les autres mesures prônées par Option nationale, on note la rémunération des médecins par salaire plutôt qu’à l’acte médical, la création d’une société d’État responsable de la gestion des produits pharmaceutiques (Pharma-Québec), l’allègement des structures administratives en créant des Conseils régionaux, et l’ouverture d’antennes régionales de formation en médecine générale dans les universités.
Le parti propose aussi de revoir le contingentement des programmes d’études en santé et d’accélérer la reconnaissance et le perfectionnement des professionnels de la santé issus de l’immigration afin d’accroître le personnel fonctionnel dans le réseau.

