«À la lumière des témoignages d’experts de la santé et des victimes vivant près des lieux d’exploitation gazière, il nous est de plus en plus évident que les sacrifices que devra faire la population concernant sa qualité de vie, sa santé et son économie locale seront de beaucoup supérieurs aux promesses de retombées économiques provenant de l’industrie et du gouvernement», dénonce la présidente de l’Association No Fracking France, Élisabelle Bourgue.
Lors de leur séjour en terre américaine, ils sont allés à la rencontre de citoyens affectés par cette réalité. Bien qu’ils s’attendaient au pire, ils ont tout de même été surpris de constater l’ampleur des répercussions qu’ont les gaz de schiste sur la société. Les membres de la délégation rapportent que les intervenants avec qui ils ont discuté leur ont tous conseillé de ne pas donner le feu vert à leur gouvernement pour extraire cette ressource naturelle. Eux qui sont aux prises avec ce problème grandissant constatent que non seulement leur propre santé en est affectée, mais que celle de leur enfant est hypothéquée de façon irréversible.
Le 22 septembre prochain, à l’occasion de la Journée mondiale anti-fracturation, le Regroupement interrégional sur les gaz de schiste de la Vallée du Saint-Laurent se réunira pour transmettre l’information tirée de ce voyage en Pennsylvanie. Lors de cet événement, plusieurs personnes décideront du plan d’action à adopter et des demandes à formuler au nouveau gouvernement minoritaire de Pauline Marois.

