C’est en ces termes que le deuxième vice-président de l’Union, Denis Bilodeau, décrivait dans quel esprit les producteurs québécois avaient accueilli les priorités agricoles de la nouvelle première ministre du Québec, Pauline Marois, qui reconnaît par ailleurs le rôle prépondérant qu’occupe le secteur agricole pour l’économie du Québec par la nomination d’un ministre d’expérience comme François Gendron et en lui confiant également la fonction de vice premier ministre.
Rappelons que Mme Marois a confié deux mandats prioritaires au nouveau ministre de l’Agriculture. Le premier : réviser les programmes pour mieux soutenir les agriculteurs et favoriser une relève agricole absolument nécessaire au Québec. Le second : proposer et mettre en œuvre une politique de souveraineté alimentaire. «Aidez-nous à faire de l'agroalimentaire québécois une source d'enrichissement et de fierté capable de faire vivre dignement chacun de ses artisans», lui a-t-elle lancé. Un travail qui passe par «la création d'emplois dans la production et la transformation, des investissements privés en hausse dans toutes nos régions et la fierté de consommer des produits de chez nous».
De tels propos sont stimulants et font écho à la vision de l’UPA, c’est-à-dire produire «plus» pour faire face au défi des neuf milliards d’humains sur terre et répondre à la demande croissante en produits alimentaires; produire «meilleur» pour assurer un approvisionnement local de produits agricoles sains et de qualité; produire «mieux» pour protéger nos terres agricoles, prendre soin de notre environnement et assurer une relève dynamique.
Pour l’Union des producteurs agricoles, les défis sont nombreux et stimulants. «Notre vision d'une agriculture axée sur le développement durable, dans tous les sens du terme, coïncide avec celle du nouveau gouvernement et nous sommes enthousiastes à l'idée de collaborer avec lui pour en assurer la mise en œuvre», a complété Denis Bilodeau. À ce chapitre, nous souhaitons nous attabler rapidement avec le gouvernement pour élaborer et mettre en place des plans de développement comportant des cibles précises et des actions concrètes dans tous les secteurs de production et dans toutes les régions du Québec afin de maximiser l’effet de levier de l’agriculture pour l’économie et la vitalité de nos régions.
