«Pour l’instant, rien n’est encore officiel même si le dossier avance bien, mentionne d’entrée de jeu le président de la Société du parc, Maurice Richard. Mais j’ai bon espoir que les choses se concrétiseront sous peu.» Si tel est le cas, il est convaincu que la création de cette nouvelle entreprise engendrera des retombées économiques majeures. «C’est une très bonne nouvelle pour la Mauricie et le Centre-du-Québec, lance-t-il. Ça amènerait la création de beaucoup d’emplois.» Joint par téléphone vendredi dernier, M. Richard ne pouvait cependant pas dévoiler le nombre exact d’emplois qui verraient le jour.
Si tout se déroule comme prévu, la création de l’entreprise devrait être annoncée d’ici un mois, selon le président de la Société. Le gouvernement provincial pourrait même verser une aide de 5 millions de dollars pour l’implantation de l’usine. Ce montant servirait à financer une étude permettant de déterminer si le projet est réalisable ou non.
Maurice Richard est fier de dire que la coopérative a choisi Bécancour parmi 50 autres endroits à travers le monde. «L’accès au gaz naturel, au chemin de fer et au transport maritime sont trois des principaux facteurs qui ont influencé la décision de la coopérative», croit-il.
À ce jour, on ne connaît pas encore le nom de l’entreprise ni qui en serait propriétaire. «Je ne sais pas non plus s’ils auront des partenaires et, si oui, qui seront-ils», ajoute M. Richard. Selon lui, si une usine d’urée s’installe à Bécancour, ce ne serait pas avant 2015. «Des études environnementales devront d’abord être faites et les propriétaires devront obtenir leurs permis, énumère-t-il. Juste ça, ça peut prendre deux ans et demi et après il y aurait la période de construction qui peut durer environ 3 ans.»
Autres investissementsPar ailleurs, M. Richard a confirmé que la Société fera affaires avec d’autres compagnies. «Il y a des projets et des investissements qui s’en viennent, mais je ne peux pas encore en parler», a-t-il simplement dit. Rappelons que la société canadienne Innovation Metals Corporation (IMT) a manifesté dernièrement son intérêt à implanter une raffinerie de terres rares à Bécancour. L’usine, dont le produit sert à la fabrication d’appareils technologiques comme les iPhone et les iPad, nécessiterait un investissement de 300 millions de dollars et créerait 300 emplois. L’entreprise pourrait entrer en fonction en 2015. Sans oublier Rio Tinto Alcan Fer et Titane qui envisage aussi construire une usine de 4 milliards de dollars avec 400 emplois. «Ce sont tous des dossiers à suivre», conclut M. Richard. Photo, Le Courrier Sud

